#AgroExportDay : Les vins et spiritueux, des régions et terroirs qui s’exportent aux quatre coins de la planète

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#AgroExportDay : Les vins et spiritueux, des régions et terroirs qui s’exportent aux quatre coins de la planète

Débat animé par Thomas Benzazon, Widoobiz, avec la participation de Christophe COMMEAU, Chef de service vins & spiritueux, Business France, Ysaline GODET, Chef de Projet vins & spiritueux, Business France, Sophie CARON, Expertise Viti-vinicole, Crédit Agricole et Pierre FAVAREL, PDG, Bordemer.

Filière stratégique à l’export (40 % de la production française part vers 200 pays), les vins et spiritueux bénéficient de nombreux dispositifs d’accompagnement. Christophe Commeau cite des acteurs clés comme la COFACE, la BPI, FranceAgriMer. Il dévoile par ailleurs que Business France deviendra, en 2017, l’opérateur public unique pour accompagner la filière à l’étranger. Sophie CARON précise, quant à elle, le rôle clé du Crédit Agricole, dont les Caisses sont structurées en pôles viticoles et où leurs experts sont chargés d’aider les viticulteurs à optimiser leur activité à l’export. Elle évoque aussi les réseaux de la Banque à l’international et ses dispositifs d’accompagnement financier et opérationnel. 

Exportateur aguerri, Pierre Favarel témoigne de l’expérience acquise avec Le Domaine de l'île Margaux, cru d’exception du bordelais. Il insiste sur l’importance de trouver des partenaires de qualité et recommande de se faire accompagner, pour identifier les bons prospects. Il prévient aussi du risque d’un temps long entre l’identification d’un partenaire et la première commande. Ce qui peut être un frein. A ce propos, Christophe Commeau indique que sur 70 000 producteurs français (dont beaucoup de petites exploitations familiales), seuls 10 000 sont aujourd’hui présents à l’export.

Pour les primo-exportateurs, Business France recommande de chasser d’abord en meute, via des pavillons France à l’étranger, par exemple. Ysaline Godet souligne le succès d’opérations comme les dégustations, les Master Class, les formations à la sommellerie, ou les « free testing » (sans les producteurs) et pointe le rôle clé des réseaux sociaux pour se faire connaître.

Quant aux pays cibles, Ysaline Godet identifie 3 catégories de destinations : les pays matures, tels les Etats-Unis, à la recherche de produits atypiques ou de cépages peu connus ; les pays en voie de maturité, plus en recherche de tradition et de l’image France et les marchés émergents, comme l’Afrique subsaharienne, plus difficiles à aborder mais d’avenir.

En guise de conclusion, Christophe Commeau délivre quelques conseils : penser cépage, bien former les acheteurs, travailler la grande distribution, inviter son importateur en France, aller le voir régulièrement. Pierre Favarel complète en rappelant l’importance de bien mettre en valeur ses spécificités, de s’adapter aux besoins locaux, de sélectionner soigneusement ses partenaires et de bien maîtriser toute la chaine : au-delà de la seule production et fabrication, il faut aussi savoir vendre, dit-il.


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  • Publié le 09/05/2016
  • Catégorie: Monde