« Et si on partait à l'international ? » - Les conseils de Business France aux startups de la French Tech

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« Et si on partait à l'international ? » - Les conseils de Business France aux startups de la French Tech

« Et si on partait à l'international ? » - Les conseils de Business France aux startups de la French Tech


PARTIR À L’INTERNATIONAL, UNE DEMARCHE A ENCOURAGER
Le 25 octobre prochain, l’écosystème tech français se retrouvera à Paris pour la 4e édition des « RIFT » (les « Rencontres Internationales de la FrenchTech ») dans les locaux de Business France. Entre deux sessions de networking et de conférences sur les marchés internationaux les plus porteurs, il est probable que certains dirigeants de startups se retrouvent confrontés à l’une des questions les plus épineuses du développement de leur entreprise : « Le moment est-il venu pour nous de passer à l’international ? Et si oui, où ? comment ? ».
Car malgré ses attraits, le développement à l’international est souvent un cap psychologique difficile à franchir pour un entrepreneur, souvent intimidé par les investissements impliqués, la faible connaissance des marchés et la chronophagie des autres activités liées au développement de l’entreprise.
Pourtant, bien accompagné et bien préparé, cette phase d’internationalisation est souvent plus abordable qu’il n’y paraît.

En 2004, Allegorithmic a 2 ans d’existence lorsqu’elle décide de prendre le virage de l’internationalisation. Son fondateur, Sébastien Deguy, est alors déterminé à franchir les frontières. De 2004 à 2009, il se met à passer 50% de son temps aux Etats-Unis, multipliant les rencontres et les opportunités de visibilité. Entre autres partenaires, Business France l’accompagne sur ces opérations.
Aujourd’hui Allegorithmic réalise 95% de son chiffre d’affaires à l’international, travaille avec les plus grands noms du digital et s’offre même le luxe de concurrencer le logiciel Adobe. Une success story qui constitue un excellent cas d’école pour des startups en quête d’internationalisation...

Aujourd’hui, le contexte se montre particulièrement porteur : à l’étranger, les entrepreneurs français bénéficient d’une image d’innovateurs de pointe dans de nombreux secteurs. « Nous recevons de plus en plus de demandes de groupes étrangers qui souhaitent identifier chez nous des start-ups avec lesquelles travailler », témoigne Eric Morand, Directeur du Département Technologies du Numérique et Services Innovants chez Business France.
Plus récemment, l’inauguration de la STATION F – où Business France a installé des bureaux - et la visibilité apportée sur des événements comme Vivatech ont témoigné des nombreuses opportunités existantes pour les acteurs de la FrenchTech. « Il y a une vraie accélération, confirme Eric Morand. Mais il faut que les startups et PME innovantes se structurent davantage pour réussir leur transition à l’international».  


SE PRÉPARER A L’AVANCE (POUR REAGIR PLUS VITE)
Car, par ses cycles courts d’innovation et sa nécessaire vitesse d’exécution pour coller aux usages de consommation, l’écosystème tech ne répond pas tout à fait aux mêmes règles de développement international que d’autres secteurs traditionnels de l’export.
D’où l’importance d’être déjà bien organisés en termes de process marketing, de metrics et de ressources pour réagir vite : « Quand nous recevons des startups qui s’apprêtent à s’internationaliser, nous leur conseillons de bien anticiper sur ces process-là, de les adapter au marché cible : chaque marché a ses propres exigences et seule une connaissance terrain opérationnelle peut les aider. Elles sont d’ailleurs souvent très demandeuses de ces « insights » que nous pouvons leur apporter ».


PRIORISER SES MARCHÉS
Car le piège d’une internationalisation trop rapide est bien souvent de semer à tous vents en espérant vainement que le produit s’implante. « Il est nécessaire de prioriser un petit nombre de marchés cibles pour mieux optimiser son impact, continue Eric Morand. « Nous conseillons même souvent à l’un des associés de s’installer pour quelque temps dans le pays concerné ».
Et surtout… ouvrir ses perspectives au-delà des marchés traditionnels que sont l’Europe et les Etats-Unis. « Bien souvent, les start-ups ont le réflexe occidental car elles pensent mieux connaître ces régions et économiser ainsi sur le temps d’adaptation. Mais ce développement s’avère plus complexe qu’il n’y paraît et elles passent à côté de nombreuses opportunités sur des marchés porteurs comme la Chine ou la Russie ». Ces pays s’affirment en effet comme des marchés attractifs sur le plan de la consommation intérieure mais aussi en termes de relais de croissance, avec la présence notamment de la French Tech et de nombreuses entreprises partenaires.


MULTIPLIER LES MISES EN RELATION
Ne pas partir seul : c’est une des clés fondamentales du développement international. Les relais de croissance, les partenaires, les réseaux sont autant d’éléments permettant de raccourcir les délais et optimiser son investissement. « En 2007, nous avons lancé un programme d’immersion de 1 à 2 semaines pour certaines start-ups sélectionnées – désormais appelé le FrenchTech Tour. L’objectif était de leur faire rencontrer le maximum de clients et partenaires ». Au total, ce ne sont pas moins de 750M€ de levées de fonds qui ont été générés au travers des programmes d’accompagnement de Business France, pour plus de 100 startups.
« Depuis 2014, nous avons accompagné près de 800 startups, avec notamment notre programme phare de coaching et de business development : IMPACT ».

Mais pour beaucoup, la mise en relation passe également par la visibilité événementielle sur les pavillons France des grands événements du secteur tech comme le CES, le Web Summit ou encore Slush… En 2016, CybelAngel, une entreprise de cybersécurité a ainsi participé au CES et à Slush, où elle a remporté la première place du concours de pitch. Retombée immédiate : une levée de fonds de 3 millions d’euros quelques mois plus tard…


LES RENCONTRES INTERNATIONALES DE LA FRENCH TECH
Quatre ans après la naissance officielle de la French Tech, les RIFT seront donc l’occasion de refaire le point sur toutes les opportunités identifiées dans les marchés étrangers (et pas seulement occidentaux !) et aider PME et startups à enclencher la réflexion – voire le processus de préparation -  pour se lancer à l’international.
Au-delà des tables rondes sur les marchés porteurs, des ateliers thématiques sur certains secteurs (silver économie, IoT, Edtech, retail tech…) ainsi que des RDV diagnostic export seront d’ailleurs prévus pour favoriser les rencontres avec des experts marchés et les acteurs de la French Tech.

L’événement à destination des startups et PME innovantes est accessible gratuitement sur le site : http://events-export.businessfrance.fr/rencontres-internationales-lafrenchtech/
Si vous avez un projet de développement international et souhaitez rencontrer des interlocuteurs de haut niveau qui s’intéressent à vos problématiques sectorielles, ou tout simplement des confrères qui se posent les mêmes questions que vous, inscrivez-vous !


  • Publié le 19/10/2017
  • Catégorie: Monde