La Roumanie est devenue en quelques années un marché-clé de la zone est-européenne !

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La Roumanie est devenue en quelques années un marché-clé de la zone est-européenne !

La Roumanie est devenue en quelques années un marché-clé de la zone est-européenne !

Dans l’Antiquité, la Roumanie constituait le contrefort oriental de l’Empire romain. De cette origine lointaine, le pays a gardé son nom (Roumanie, dérivé de Rome) et une identité latine qui transparaît toujours dans sa langue (la langue roumaine serait d’ailleurs considérée étymologiquement comme la plus proche du latin).

Aujourd’hui, cette position privilégiée entre Europe et Asie lui vaut un intérêt grandissant de la part des investisseurs et exportateurs étrangers. Car, à trois heures d’avion de Paris et trois jours de route des grandes capitales européennes occidentales, en pleine ouverture sur la Mer Noire, la Roumanie est devenue en quelques années un marché-clé de la zone est-européenne (le 2e pays le plus important derrière la Pologne).


UN FORT DYNAMISME DEPUIS 2007

Certes, l’intégration dans l’Union Européenne en 2007 n’est pas étrangère à ce sursaut avec la suppression des droits de douane et l’uniformisation des normes ; pour autant, de nombreuses entreprises européennes – dont françaises, ont pris le parti de venir s’installer dans le pays dès le début des années 2000. De plus, les fonds structurels européens (20 Mds EUR pour 2007-2014, env. 30 Mds EUR sur la période actuelle), même si imparfaitement consommés, n’en demeurent pas moins des outils essentiels pour moderniser le pays via des projets qui constituent un appel d’air important pour les fournisseurs étrangers.

Mais l’impact de l’UE n’est pas le seul critère d’explication du boom roumain : la forte consommation intérieure (20 millions d’habitants, avec un PIB par habitant moyen qui a crû fortement sur ces dernières années : de 40% de la moyenne de l’UE en 2007 à 60% aujourd’hui), la faiblesse du taux de chômage (entre 6 et 7%) et la présence de nombreux savoir-faire, notamment dans les métiers industriels et technologiques, ont valu à la Roumanie une croissance supérieure à 3% depuis 2013 et une accélération récente avec des taux à 4%, voire plus (4,8% en 2016 et plus de 5% prévus pour cette année).


L’INDUSTRIE, 1ER SECTEUR D’INVESTISSEMENT

Aujourd’hui, les pays fournisseurs de la Roumanie (Allemagne, Italie, Hongrie, France…) ne s’y trompent pas et investissent de plus en plus dans les secteurs les plus porteurs : l’industrie, bien sûr, qui constitue environ ¼ du PIB roumain, mais aussi l’agriculture (4% du PIB, avec la présence de terres noires et une ouverture à l’export sur la Mer Noire via Constanta) ou encore les biens de consommation et le secteur de la santé qui constituent des opportunités de débouchés importants dans les grandes villes (la majorité des équipements de santé sont, par exemple, importés).

Plus précisément, c’est la modernisation du tissu industriel qui a attiré sur le territoire un nombre conséquent d’ETI et PME spécialisées dans les biens d’équipement. « Nous avons accompagné de nombreuses entreprises qui prospectaient sur ce segment, explique Yann Frollo de Kerlivio, Directeur du bureau Business France de Bucarest. Souvent, elles manquaient de contacts fiables sur place : nous avons facilité la mise en relation, ciblé des clients potentiels sérieux et organisé des visites directement sur site. C’est très important de se rendre dans le pays en reconnaissance… souvent les entrepreneurs français ont des idées préconçues sur la Roumanie et leur regard change après une première visite ».


UNE FORTE PRÉSENCE FRANÇAISE

De fait, le tissu français s’est largement développé depuis l’orée des années 2000. De grands groupes comme Renault, Carrefour, Engie, Société Générale, Orange, Auchan, Michelin, Saint-Gobain, Airbus mais aussi des PME françaises sont désormais présents en nombre (près de 3000) et font travailler pas moins de 120 000 personnes sur place. On estime d’ailleurs à 6000 le nombre d’entreprises qui exportent en Roumanie, faisant de la France le 4e fournisseur du pays.
Les récentes visites de présidents français sur le territoire roumain (M. Hollande en 2016, M. Macron en 2017) témoignent d’ailleurs de la volonté des pouvoirs publics d’entretenir la bonne relation entre les deux pays. « Pour un Français, la Roumanie est une expatriation agréable et particulièrement enrichissante et dynamique, assure M. Frollo de Kerlivio. La communauté française est à la fois nombreuse et structurée, ce qui permet de s’intégrer rapidement à la fois professionnellement et personnellement ; beaucoup de Roumains parlent français (qui est enseigné à l’école) même si, chez les jeunes, l’anglais nous a ravi la première place des langues étrangères enseignées et parlées. Dans les grandes villes, le mode de vie est en accord avec les standards occidentaux ».


L’automobile, avec Renault-Dacia installé depuis 1999 et de nombreux équipementiers, l’aéronautique (Airbus Helicopters) ou encore l’énergie font partie des secteurs industriels clés dans lesquels la France occupe une position stratégique. A lui tout seul, Renault-Dacia représente, par son chiffre d’affaires, près de 3% du PIB roumain et 8% des exportations. Et dans le domaine des nouvelles technologies, des expérimentations commencent à voir le jour : M. Bogdan Herea, un startupper roumain, a ainsi créé une filiale de l’Ecole 42 à Cluj et prolonge actuellement l’expérience sur Bucarest, en lien avec Xavier Niel ; Orange a choisi la ville d’Alba Iulia (en Transylvanie) pour son projet pilote de ville connectée. 


EXPORTER OU S’INSTALLER EN ROUMANIE

La Roumanie offre donc des promesses importantes pour les investisseurs et nombre d’entre eux redécouvrent ce pays dont l’économie est longtemps restée dans l’ombre de la Pologne voire même de la Russie. Les zones de fort dynamisme comme Bucarest (2M d’habitants), Timisoara (proche de la Hongrie et des autoroutes européennes), Cluj (pôle tech) ou la Transylvanie (cluster aéronautique notamment) constituent des pôles d’attraction forts. « En Roumanie, d’un point de vue procédural, il suffit de 3 ou 4 semaines pour créer une entreprise… d’où un fort effet d’aubaine. Mais attention, il est important d’être bien conseillé pour éviter les pièges administratifs. »

Pour accompagner les nouveaux entrants en s’appuyant sur la communauté existante, Business France organise le 8 novembre prochain à Paris les Rencontres Roumanie 2017 dans les locaux de Business France. Les représentants officiels de la France en Roumanie, au premier rang desquels l’Ambassade de France, la Chambre de commerce française en Roumanie et les Conseillers du commerce extérieur, seront présents ainsi que de grands acteurs économiques, des PME et des cabinets spécialisés.


N’hésitez pas à vous informer et vous inscrire sur le site de l’événement : http://bit.ly/2x1bRFQ


  • Publié le 13/09/2017
  • Catégorie: Europe