Le Japon, ce marché d’innovation qui attire les PME françaises

News Blog de l'Export

Le Japon, ce marché d’innovation qui attire les PME françaises

Le Japon, ce marché d’innovation qui attire les PME françaises


Contre toute attente, le Japon est une destination export qui intéresse beaucoup les PME et ETI françaises. Grand marché et pays d’innovation, il offre des opportunités durables à celles qui ont du savoir-faire et de la créativité à revendre. 
Est-il bien réaliste de placer le Japon dans sa stratégie export quand on est une PME française ? Oui, affirme, tout de go, Pascal Gondrand, Directeur Pays chez Business France, basé à Tokyo, selon qui il faut tordre le cou à un cliché :
« Cette image d’un marché difficile d’accès, réservé à des grands comptes, est trompeuse. Sur les 11 000 exportateurs français présents au Japon, 94 % sont des PME et ETI. Plus tiers d’entre elles sont même des micro-entreprises, de moins de 10 salariés, au CA inférieur à 2 millions d’euros ».

Comment expliquer un tel ratio sur du grand export à priori coûteux ? Avant tout par la rentabilité d’un marché où les marges, souvent confortables, compensent les frais d’entrée. Le Japon est en effet une destination mature, au niveau de vie assez élevé, et les Japonais, très friands de produits innovants, surtout dans les grandes villes, sont prêts à mettre le prix si les niveaux de qualité et de service le justifient. « C’est ainsi que nombre de nos PME et start-up réussissent à tirer leur épingle du jeu, notamment en exploitant des marchés de niche », souligne Pascal Gondrand.


De l’agroalimentaire à la silver économie
Pour le savoir-faire français, réputé, les opportunités commerciales sont larges, entre l’agroalimentaire,  les biens de consommation, les produits industriels, le design, les nouvelles technologies (Tokyo est le 3ème French Tech Hub mondial à avoir été ouvert afin d’aider les start-up à se développer dans l’Archipel), ou encore le développement durable.  S’y ajoute un autre marché, florissant, celui de la "silver économie", boosté par une population vieillissante (un quart a plus de 65 ans), à fort pouvoir d’achat. Un secteur d’autant plus dynamique aujourd’hui que le gouvernement - désireux de lutter contre les effets de l’âge - en a fait un axe de développement prioritaire.


Une carte de visite pour le reste de l’Asie
Selon Pascal Gondrand, les entreprises françaises ont deux autres très bonnes raisons de miser sur la destination : il s’agit d’un marché fiable et pérenne et celles qui y réussissent disposent alors d’une solide référence dans le reste de l’Asie, notamment en Corée, à Taiwan et à Singapour où le Japon, réputé exigeant, est considéré comme un créateur de tendance à suivre.


Un atelier d’information à Paris
Pour en savoir plus sur les opportunités de développement au Pays du Soleil Levant, les entreprises peuvent se rendre au Forum Japon, organisé par Business France, le 24 juin 2016, à Paris. Placé sous l’égide de l’année franco-japonaise de l’innovation, il sera l’occasion de rencontrer des entreprises nippones implantées sur le territoire français, mais aussi d’identifier des contacts pour des projets exports. Au programme : des tables-rondes, des témoignages d’entreprises exportatrices (Pierre Hermé, IDEOL, Locarise) et des rencontres B2B.


>> Ecoutez l'intégralité de l'interview radio de Pascal Gondrand


  • Publié le 19/05/2016
  • Catégorie: Asie