Parole d'exportateurs : LUDILABEL

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Parole d'exportateurs : LUDILABEL

Parole d'exportateurs : LUDILABEL


Interview de Sandrine Jullien-Rouquié, CEO et co-fondatrice de Ludilabel


Qui êtes-vous ?
Depuis 2011, Ludilabel fabrique et commercialise des étiquettes personnalisées à destination des enfants et des adultes évoluant en collectivité. Grâce à des techniques de production innovantes, nos étiquettes sont garanties 10 ans et jouent avec les tendances du moment, ce qui nous a permis de nous implanter dans plus de 80 pays. Nous sommes actuellement 20 salariés permanents et dégageons un CA d’environ 2,3 millions d’euros par an dont 25% réalisé à l’international.



Vous êtes exportateur, qu’est-ce qui vous a poussé dans cette démarche ?
En tant que « pure player » (nous ne vendons nos produits que sur internet), nous ne sommes naturellement pas limités à une zone géographique. Nous avons donc envisagé d’exporter très tôt en ayant pour objectif de devenir le leader européen du secteur. Deux ans après notre création, nous avons traduit notre site pour pénétrer les marchés anglophones, hispanophones, italophones et continuons aujourd’hui cette même démarche vers le Portugal.
Nous n’avons pas hésité longtemps car notre produit, l’étiquette personnalisable, comporte un autre avantage de taille pour l’export ; il tient dans une enveloppe donc nous avons pu nous affranchir des délais et contraintes particulières liés au colis.



Comment vous êtes-vous structuré pour cela (production, financement, RH, prospection, etc) ?
En termes de production, notre site principal est situé à Toulouse. Mais comme l’Italie représente 15% de notre CA, nous avons décidé d’ouvrir une nouvelle imprimerie au coeur de Milan, renforçant ainsi notre stratégie de filiale avec des produits made in Italy. Cela nous a aussi permis de réduire les délais de livraison, facteur clé de succès dans le e-commerce. Même si nous évoluons la plupart du temps grâce à des fonds propres, nous avons fait appel à une levée de fonds en Italie pour financer les machines et notre installation.
Sur le plan RH, nous avons décidé de conserver les activités de relation client à Toulouse, notre siège social, mais nous avons recruté des chargés de clientèle natifs de nos différents marchés pour des raisons culturelles et linguistiques évidentes.



Quel est votre meilleur et pire souvenir à l’export ?
Pour le moment, nous n’avons pas eu à faire face à des situations compliquées à l’export, en dehors de quelques annulations de vol au départ de Toulouse.
Nous avons eu la chance de vivre de belles expériences, notamment grâce à la French Tech qui nous a ouvert les portes du palais Farnese, siège de l’ambassade de France à Rome lors du lancement de Ludilabel. Nous n’aurions pas pu rêver plus bel écrin pour notre entrée sur le marché italien.



Comment vous êtes-vous fait accompagner ?
Nous avons eu la chance de profiter du Pass French Tech, un programme d’accompagnement à destination des entreprises en hypercroissance, qui nous a soutenus lors de notre déploiement à l’étranger. Nous avons également fait appel à Business France, qui nous a accompagnés lors de la création de notre filiale italienne, notamment à trouver des partenariats sur place et des locaux adaptés à notre production. Enfin, la BPI nous a aidés à définir notre stratégie à trois ans et à envisager les opportunités à saisir à l’étranger tout en maîtrisant les risques liés à notre développement.



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  • Publié le 02/07/2018
  • Catégorie: Export à l'international