Parole d'exportateurs : TECHNOGENIA

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Parole d'exportateurs : TECHNOGENIA

Parole d'exportateurs : TECHNOGENIA


Interview de Valérie Maybon, Directrice Générale de Technogenia

Qui êtes-vous ?
Technogenia est une entreprise créée par mon père en 1979 et dont j’assure la gestion depuis quelques années. Nous produisons des revêtements soudés anti-usure et anti-corrosion sous forme de poudre et de consommables ; cela permet à nos entreprises clientes (notamment dans le secteur pétrolier) de limiter leurs coûts d’entretien et de maintenance.

Nous avons la chance d’être bien identifiés sur le marché de l’anti-usure car notre produit constitue une réelle innovation en termes de qualité : en se basant sur le carbure de tungstène, nos équipes sont parvenues à garantir une haute performance dans la protection des matériaux. De plus, nous proposons à nos clients tous les services liés à l’usage de nos produits (soudage, finitions, etc.).


Vous êtes exportateur, qu’est-ce qui vous a poussé dans cette démarche ?
L’international a constitué dès le début une promesse de croissance qu’il ne fallait pas laisser échapper. En fait, c’est parce qu’il n’arrivait pas forcément à vendre son produit sur le sol français que mon père est parti prospecter aux Etats-Unis. Après avoir trouvé un agent, puis un distributeur, il a finalement choisi d’installer une filiale sur place. Ce qui est intéressant est l’intérêt que cela a suscité en France : assez ironiquement, le succès rencontré aux Etats-Unis a été un argument pour vendre le produit sur le marché français !

Technogenia a également installé des filiales en Grande-Bretagne et, très récemment, à Dubaï, mais elle dispose également de multiples contrats de distribution sur les 5 continents. Ces implantations ont résulté d’un mélange de prospection et d’opportunités, notre produit acquérant au fur et à mesure une forte notoriété.


Comment vous êtes-vous structuré pour cela (production, financement, RH, prospection, etc.) ?
Nous avons toujours gardé la maîtrise de la fabrication en France, les filiales assurant directement la commercialisation des produits et les prestations de services. Nous avons beaucoup sollicité les aides à l’export, et notamment les assurances et garanties de la COFACE. Nous avons également beaucoup recherché de sociétés partenaires auprès desquelles s’adosser pour démarrer une activité.

Enfin, depuis quelques années, nous nous adjoignons les services de plusieurs VIE pour assurer une présence en local et éventuellement pérenniser sous forme d’embauche à la fin du contrat (aujourd’hui, nous avons un taux de 50% de transformation).

Notre prochain chantier portera sur le rachat d’une entreprise à l’étranger.


Quel est votre meilleur et pire souvenir à l’export ?
En Turquie, notre distributeur menaçait de rompre le contrat devant les mauvais chiffres de ventes sur ce marché et mon père, pour maintenir l’activité, a alors proposé de prendre en charge lui-même les coûts de la personne sur place en échange d’une prolongation du contrat d’une année. Une très bonne inspiration puisqu’en un an, les courbes se sont inversées, le produit a décollé !

1985, mon père signe un gros contrat avec le pétrolier Smith International et, devant l’ampleur et la solidité de l’entreprise, il engage une grande partie de ses ressources sur ce contrat. Mais suite à une affaire de contrefaçon de brevets, Smith est inscrit sous le Chapitre 11 des faillites et le contrat se retrouve gelé. Heureusement que mon père avait souscrit une assurance COFACE car nous n’aurions pas eu la même destinée sans le remboursement qui a eu lieu 40 jours après !


Comment vous êtes-vous fait accompagner ?
Nous avons beaucoup sollicité Business France sur la partie prospection. Qu’il s’agisse de bénéficier d’études de marché (comme en Chine récemment), de participer à des salons (à Abu Dhabi, nous avions un stand dans le pavillon Business France sur le salon ADIPEC), à des journées pays ou à des missions de prospection (récemment en Pologne), nous sommes toujours très preneurs de cet accompagnement. A chaque fois, nous démarrons l’opération sans a priori, à l’écoute des informations et des personnes que nous pourrions rencontrer et bien souvent, cela débouche sur quelque chose… Je crois que cela résume bien notre démarche à l’international : une constante curiosité !


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  • Publié le 25/05/2018
  • Catégorie: Monde